Je tournais en rond en compagnie de quelques belles images qui avaient moisi. J'étais celle qui avait toujours avorté, et puis quelque fois j'avais décidé que non, j'avais décidé de faire face. Je m'occupais de ces merveilleux enfants. Et quand certains mourraient, je ne comprenais pas, je culpabilisais, je ne savais que faire des cadavres. C'était rassurant, l'illusion qu'ils soient toujours là à mes côtés, je faisais vivre leurs images, je faisais vivre les souvenirs. Mais enfin, je n'étais pas Dieu. Je ne réanimais rien. C'était dans ma tête, tout était dans ma tête, parce qu'il y avait ces fois terribles où rien n'avait été en mon pouvoir. Quand le monde ne dépendait plus de moi, je dépendais du monde.
A sans cesse traquer l'intensité, j'étais malheureuse. Je m'ennuyais à mourir. Quand je la trouvais, c'était sous des formes trop aléatoires pour que je me sente bien. Ca n'était pas simple, ça n'était pas sain, ça n'était pas bon, ça n'était pas sécurisant. . C'étaient des coups, toujours, à la fin. Enivrant, déstabilisant. Gerbant.
Mais je comprends. Je saurais. Je saurais être beaucoup plus forte que vos parfums.

